Pouvoir
d’achat en berne, crise inflationniste, politique économique et sociale
sans résultats, l’opinion publique fait plus que s’impatienter,
elle gronde !
La droite en difficulté avant les élections municipales et cantonales se raccroche aux branches et l’annonce d’une baisse du chômage tombe à point nommé.
7,5% au 4ème trimestre 2008 selon l’INSEE, 51% de la population active, soit 14 millions de personnes, selon le collectif « Autres Chiffres Du Chômage », touchés par le chômage total ou emploi inadequat : la controverse sur les méthodes de calcul de l’INSEE n’est pas encore finie.
Dans un communiqué, le collectif ACDC dénonce l’omerta médiatique sur ces annonces : "Depuis un an, rien n’a changé dans le rituel mensuel des « chiffres du chômage ». Et les journaux télévisés continuent de surenchérir sur « la baisse continue du chômage depuis deux ans »."
Et de nous rappeler quelques évidences :
L’INSEE
se base sur les chiffres de l’ANPE : ceux-ci ne répondent à aucune
norme internationale et dépendent des critères (politiques ?) définis
par l’ANPE (entre mi 2005 et mi 2006, les
DEFM de catégorie 1 ont baissé de 10% alors que le chômage au sens du BIT augmentait de
3% selon l’enquête Emploi de l’Insee. Plus de 200 000 demandeurs d’emploi ont disparu des
listes de l’ANPE tandis que le chômage au sens du BIT augmentait de 57 000 selon l’INSEE.)
L’ANPE
ne publie pas les chiffres pour l’ensemble des catégories de chômeurs :
début 2007, 4,4 millions d’inscrits à l’ANPE pour l’ensemble des
catégories, seuls 2,2 millions publiés sur la base de la première
catégorie !
L’explosion
des contrats précaires sur 25 ans : CDD, interim,
formations masquent la réalité de la situation.
Alors plutôt que de se féliciter de ce chiffre « historiquement le plus bas depuis 1983 », Mme Lagarde devrait revoir sérieusement les méthodes de calcul du nombre de chômeurs et prendre toute la mesure des problèmes de l’emploi, de la précarité et des bas salaires.
A moins que certains précédents ne confirment que ces chiffres soient instrumentalisés pour justifier la prétendue efficacité des politiques en cours (voir ci-dessous).
Collectif « Les autres chiffres du chômage »
Communiqué de presse du 12/11/2007
L’Insee escamote la révision du taux de chômage : Bravo l’artiste !

la
courbe « spéciale présidentielle »
reprend les estimations publiées par l’Insee et la
Dares, fausses depuis 2005 et qualifiées officiellement de
« provisoires » depuis avril 2007,
calculées sur la base des données biaisées de
l’ANPE ;
la
courbe « embarrassante », reprend les
résultats de l’enquête Emploi, que l’Insee ne
voulait pas valider pendant la campagne électorale ; ils
sont calculés avec la méthode
habituelle jusqu’à hier. Cette courbe montre que le
chômage a baissé moitié moins
qu’affiché jusqu’à aujourd’hui par
l’Insee, et qu’il demeure nettement supérieur au
niveau de début 2001 ;
la
courbe « providentielle » présente les
nouveaux résultats de l’enquête Emploi après
le
changement de méthode : elle converge si miraculeusement
avec la courbe « spéciale
présidentielle » qu’il est impossible d’y
voir une coïncidence.