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Conseil
municipal : 20 août 2011
Forts de loi votées de
justesse par le Parlement fin 2010, le gouvernement et ses préfets mettent
la pression sur les élus locaux pour "boucler" le dossier de
l'intercommunalité d'ici fin 2011. En pleine période estivale, partout en France
les élus municipaux se sentent contraints à des regroupements forcés, sans
qu'ils aient le temps et les moyens d'en discuter sérieusement, de consulter
leur population, puisqu'ils n'ont pas été élus sur ces choix . Sans qu'ils
soient informés précisément des conséquences patrimoniales, financières et
fiscales des propositions préfectorales ainsi que de leurs incidences sur le devenir des agents. C'est dans ce contexte que
le projet de M. le Préfet qui préconise la dissolution de Bizi-Garbia ,est
communiqué au Syndicat par courrier. Il illustre parfaitement la précipitation et le manque de concertation
que j'ai dénoncé plus haut. Voilà ce que donne une
vision étatique du territoire, sans vision partagée: - dissolution,à terme du Syndicat Mixte
Bizi-Garbia; Bizi-Garbia depuis sa création et grâce à la
clairvoyance de ses initiateurs a toujours été un précurseur en matière
environnementale, avec un souci constant de s'inscrire dans une démarche
innovente. Qu'on en juge: *réalisation des locaux du Siège et du
Centre Technique et Administratif du Syndicat en 2007 selon une démarche HQE (
la première du genre en Pays basque pour des locaux d'une collectivité) * le "Site Opérationnel de
Zaluaga" a été distingué en 2007 par le trophée des collectivités locales
: la "Marianne d'Or" spécial ""Grenelle de
l'Environnement" * le Site Opérationnel de "
Zaluaga" dans son ensemble a obtenu depuis 2006 la Certification
Internationnale de Qualité Environnementale ISO 14001,délivrée par l'organisme
certiticateur agréé AFNOR. * pour le mandat 2008/2014 des
objectifs directeurs de développement
des énergies renouvelables comme la production d'électricité à partir du
biogaz, installation de mini éolienne, du solaire. -Tout cela, pour finalement intégrer le
Syndicat Bil Ta Garbi qui avec son projet de l'ADECH soulève une vive et
légitime opposition à cause notamment; * du procédé choisi TMT (tri mécano
biologique) qui fait à ce jour l'objet de la part de Communauté Européenne- du
Grenelle de l'Environnement- du Conseil Economique et Social et de l'Ademe, au
mieux, - de mises en garde pour son incapacité à
gérer efficacement et durablement l'élimination de nos déchets, pour un coût
économique trés élevé et ses nuisances environnementales - au pire d'un
refus d'implantation. * de la société URBASER qui a été
choisie et qui est trés loin de présenter les garanties nécessaires. En effet
cette société connait des revers de fortune importants et trés inquiétants dans
la construction et la gestion d'usine TMT. * du choix en l'état (sans
l'intégration de Bizi Garbia) d'un terrain qui s'annonce déjà trop petit. Avec ce projet,pour
Bizi-Garbia, être absorbé par le Syndicat Bil Ta Garbi c'est comme si on
annulait tous les efforts et les choix judicieux qui lui ont permis d'arriver
là ou il en est aujourd'hui. Je partage l'avis
défavorable émis par le comité syndical du Syndicat de la Baie et du comité
syndical du Syndicat mixte Bizi Garbia. 2°/ Construction
d'une nouvelle école maternelle: composition du jury de concours de maitrise
d'oeuvre. Ce projet met parfaitement
en relief deux aspects : 1) les
conséquences pour la collectivitée de la suppression de la scolarisation des
enfants de deux - trois ans en maternelle aujourd'hui, ( conséquence du non
remplacement d'un fonctionnaire sur deux ), avec un objectif à terme d'une
scolarisation à partir de quatre ans voir cinq ans.. - ce qui entraine pour la commune la nécessité de prévoir et de financer un
nouvel accueil, une nouvelle installation et je note qu'à Saint- Jean de- Luz,
pour l'instant, c'est un projet public. -
pour les familles, cela se traduit par une charge supplémentaire, car
contrairement à l'école publique, gratuite et laïque, ces structures deviennent
payantes, et nombreux seront les parents qui ne pourront offrir à leurs enfants
cet accueil, creusant un peu plus la fracture sociale. Autre effet collatéral:
il est à craindre,que cette situation ne
contraigne, une fois de plus, les femmes, pour des raisons de coût,à abandonner
leur travail, avec tous les risques que cela comporte. -2) l'installation de
l'Ikastola; si tout le monde est d'accord sur le fait que l'Ikastola ne peut
continuer à fonctionner de façon satisfaisante en l'état, la nouvelle
organisation que vous avez choisie mérite quelques remarques. En effet, le projet
consiste à mettre une école publique à la disposition de l'Ikastola moyennant
un loyer trés modéré.Il convient de préciser que malgré son statut associatif
l'Ikastola n'en demeure pas moins une école privée. Cette nouvelle organisation oblige la commune
à construire une autre école. En offrant de telles
conditions de fonctionnement à un établissement privé, comment ce fait-il que
l'Education nationale ne négocie pas avec cette association pour qu'elle
intègre le service public? Elle y a non seulement toute sa place, mais de plus
c'est une démarche qui va dans le sens de
la reconnaissance des langues régionales qui a tant de mal à s'imposer. Les règles du jeu seraient bien
plus claires. Sans aucun doute, la
multiplication d'écoles privées, avec ce qu'elle entraine de cloisonnement,
d'inégalité, fait partie de la stratégie voulue et encouragée par ce
gouvernement! Pour terminer, je regrette
qu'aucune étude, n'ait proposé de construire la future école dans le secteur de Saint-Jean-de-Luz
Nord, comme par exemple à Alturan, car aujourd'hui c'est dans cette zone que se
trouvent principalement les familles. 3°/ Fixation
du coefficient multiplicateur consernant la taxe locale sur la consommation
finale d'électricité. Il est à craindre que
cette nouvelle disposition de la loi NOME, imposée par Bruxelles, ne pénalise
doublement nos collectivités, - en livrant toujours plus le marché de
l'énergie aux intérêts privés, cette nouvelle organisation du marché de
l'électricité, ce traduit par une
augmentation constante et brutale des tarifs,ce qui va alourdir la facture de
nos collectivités, - en indexant cette taxe sur le volume, la
somme perçue par la commune va probablement diminuée. Une autre critique: on
peux regretter que cette taxe ne soit pas affectée à des dépenses particulières
comme la lutte contre la précarité énergétique par exemple.
Yvette Debarbieux élue communiste
groupe de gauche. |