Conseil municipal    25 février 2011


N° 6 Chambre funéraire: retrait de la procédure de délégation de service public:


 L'évolution de cette activité me laisse dubitative. Je m'explique;

 De  de ce qui était au départ, un service à la personne assuré par la commune, nous sommes passés à une délégation de service public, puis   cette activité devenant marchande on la ouvert à la concurrence. La propagande officielle  nous affirmant que c'était dans l'intérêt de tous, que la concurrence allait  jouer mécaniquement, avec pour conséquence,c'est sûr, une baisse des tarifs. Autrement dit, laissons faire la loi du marché, le dogme libéral si cher à certains!

Avec le recul, on peut s'apercevoir que ces pratiques servent avant tout les grands groupes. Partout sur le territoire, ils n'on de cesse "d'absorber" les petites entrprises.

Ou en sommes nous aujourd'hui?

Je ne saits si cela se traduit réellement par une baisse des tarifs ( j'en doute... ),  mais ce que l'on peut observer aussi, c'est la multiplication et l'affairisme des compagnies d'assurances et des banques, qui ont investit ce secteur,en proposant des contrats d'assurances obsèques: ces compagnies proposent un contrat qui engage le souscripteur à verser mensuellement de l'argent à ces multinationales qui vont, le moment venu, rembourser  les frais d'obsèques. Ce qui revient à dire que grâce à nous, avec ces versements qui s'étalent, dans la majorité des cas, sur de longues années, les multinationnales se constituent un capital qu'ils font fructifier pour le plus grand bénéfice de leurs dirigeants qui encaissent des salaires  des dividendes et des retraites chapeaux scandaleux.

C'est ainsi que, devant la difficulté de plus en plus grande de nos concitoyens à pouvoir faire face à cette dépense,les banques et les assurances utilisent cette faille pour l' exploiter à leur seul avantage.

Même la mort devient une marchandise!

 C'est la raison d'être du capitalisme.

 

N° 7 salle le REX: fixation de tarifs en vue de la location de la salle.

 

 Dans l'exposé de cette délibération, il y a une recommandation qui nous  heurte profondément, et qui n'a pas sa place dans un document officiel. Je cite: "mettre en péril la foi chrétienne".

La laïcité est un des piliers de l' Etat français. Par ce que l'Etat ne s'adosse à aucune religion officielle, elle peut protège chacun d'entre nous, face  à une montée inquiétante, sous bien des aspects, du fait religieux .Il est le garant du respect de toutes les religions. La religion doit rester dans le domaine privé.

Seules les atteintes à la dignité humaine,- et encore cette notion est subjective- l'incitation à la haine raciale et à la violence mérite d'être exclue de toute représentation culturelle.

Je voudrais rappeler que la culture dans son ensemble, aborde des sujets condamnés par l'église officielle, comme l'avortement, l'homosexualité, les préservatifs, la contraception etc...

Pourtant tous ces thèmes qui sont traités sous l'angle de l'expression culturelle, enrichissent notre réflexion, nous aident à mieux nous comprendre, à être plus tolérant et ouvert.

 

Monsieur le Maire il vous appartient de revoir se bail afin de ne pas mettre en "péril la laïcité" et faire comprendre à l'association Saint-Jean-Baptiste, que dans un Etat laique, vous ne pouvez accepter cette clause.

Quelle serait votre réactIon si une même  recommandation religieuse était formulé par la communauté musulmane par exemple?.

Pour ma part , je ferais la même réponse.

 

Quant aux tarifs que vous nous proposez, ils nous semblent trop élevés, et vont limiter considérablement, le nombre de spectacle qui peuvent être envisagés à cet endroit. En sélectionant par l'argent vous sélectonnez aussi par voie de conséquence le public potentiel qui s'y rattache. Est-ce ce que vous souhaitez ?.

Pour mémoire je vous cite l'exemple d'Hendaye: un seul tarif; 150 euros la location de la salle pour la journée avec une vrai scène. Gratuite pour les spectacles à but humanitaire et caritative.

N° 15 Agence locative sociale de Saint-Jean-de-Luz  avenant à la  convention avec le SIRES.

Je ne pense pas qu'en accédant à cette demande nous réussissions  vraiment à améliorer la situation, car le premier obstacle au regard de ce bilan très mitigé et en deça des objectifs que l'agence s'était assignée, reste le niveau trop élevé des loyers proposés par rapport aux capacitée financières des demandeurs.

Nous vivont dans une société qui se fragilise, où la précarité, le chômage, la pauvreté progressent dangereusement, la part  consacrée au logement qui  atteint des seuils insoutenables, aggravée par les hausses constantes des énergies.

Dans un contexte semblable, mettre en adéquation, ce qui est le souhait des propriétaires,et les moyens de locataires potentiels devient mission impossible.

 Cet exemple illustre parfaitement les limites de l'exercice, du moins sur notre territoir où la situation du logement reste trés tendue, notamment à cause du manque d'anticipation et de volonté politique des élus de la majorité pendant de longues années.

 

a)- alors que l'Etat accorde le double de crédits pour le logement privé spéculatif, accessible seulement à 25% des familles les plus riches,alors que  le logement social est destiné à 60% des familles les plus modestes,

 

b)- alors que le gouvernement  soutient l'accession spéculative à hauteur de 10,7 milliards d'€ dans le budget de l'Etat,

-on nous demandent à nous collectivité local déjà étranglée, de faire toujours plus d'effort, alors que l'on pense que le logement social doit rester de la compétence de l'Etat.

 

-On nous demande de gérer cette pénurie, tout en sachant que cela ne nous amène pas bien loin pour ne pas dire nulle part, alors que la seule solution serait que l'Etat engage un plan audacieux de construction massive de logement sociaux pour répondre à la demande.Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

 

Parce que la crise du logement est toujours présente,et qu'elle est extrêmement grave et anxiogène pour ceux qui la subissent et pour ceux qui ont peur d'être touchés un jour, et ils sont nombreux,nous ne voterons pas contre, mais en cohérence avec les résèrves émise nous nous abstenons.

 

                   Yvette Debarbieux: élue communiste, groupe de gauche.