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Conseil
municipal du 10 décembre 2010 n°5 Budget de l'office de tourisme:
La
présentation du budget de l'office de tourisme est l'unique occasion de
l'année, pour nous membre de l'opposition, où l'on peut avoir une réflexion sur
ce sujet, puisque nous sommes personne "non grata" au Comité de
Direction de l'office de tourisme. Qu'on
nous explique au nom de quel principe vous privez cette instance de décision,
de l'apport d'analyse de réflexion éclairée et pertinente des élus d'opposition
sur un sujet aussi "central" que le tourisme à Saint- Jean- Luz? Certainement pas au nom de la démocratie et de
la transparence. Qu'apprend-on
de nouveau à la présentation de ce budget? pas grand chose sinon qu'après
l'obtention de plusieurs labels comme station
touristique, puis station classée de tourisme, l'office de tourisme
oeuvre pour obtenir la marque ( à différencier du label)"
Qualité Tourisme". De la
même façon que l'obtention des précédents labels s'était traduite par un recul
social ( le travail généralisé dans le commerce le dimanche ) avec cette marque
on apprend, en cherchant, qu'une démarche Qualité induit une meilleure
productivité des salariés! Quand on connaît le rythme et les cadences de
travail dans la restauration, l'hôtellerie par exemple, je reste dubitative. Pourquoi ne voulez-vous pas vous engager dans un label
comme Eco label? Pourtant de nouvelles aspirations à un " tourisme
responsable ou éthique" existent. De nombreux voyageurs et touristes
aspirent à des vacances de qualité, respectueuses de l'environnement et des
populations. Pour le
reste l'office de tourisme est toujours hélas dans une logique uniquement
commerciale et marchande. Accueillir
toujours plus de touristes dans notre ville en laissant cette activité à la
seule loi des marchés, est-ce bien raisonnable? Pour
justifier cette démarche et son budget, l'adjointe au tourisme nous met
toujours en avant les retombées financières générées par cette activité pour la
ville. Ce que
l'on ne dit pas, c'est à qui profite ces
retombées. Au vu de
ces statistiques, à Saint-Jean-de-Luz, les ménages les 10% les plus riches
perçoivent 39% des revenus totaux de la ville ( revenu fiscal de référence de
2008 ).Il est évident que les revenus générés par le tourisme se retrouvent
dans ces chiffres. A
l'inverse ce sont les luziens qui payent, à travers leurs impôts et taxes
locales, les investissements, important, de la ville pour satisfaire les
besoins des touristes que l'on souhaitent, surtout, à fort pouvoir d'achat à
Saint-Jean-de-Luz. Ne
faudrait-il pas que la puissance publique s'implique davantage pour agir sur
les effets néfastes induits par cette forme de tourisme en commençant par la
mise en place d'un observatoire, outil indispensable si l'on souhaite protéger ses habitants, sa culture et
l'environnement. Pour
notre part nous pensons que oui.
En 2006
lors de l'adoption du PLU l'un des éléments le plus marquant de ce document
était le pourcentage ( 60% ) en zone protégée, qu'elle soit agricole ou
naturelle . Avant
d'ouvrir à l'urbanisation ces zones, pour répondre aux objectifs du PLH, nous
espérons que vous ne ferez pas l'impasse,comme lors de la dernière révision,
sur les espaces publics constructibles qui existent en centre ville. Pour que
cette nouvelle révision soit acceptable, les futurs projets doivent avant tous
servir à loger les locaux, car comme vous l'avez reconnu vous-même içi, on a
atteint dans notre ville un seuil préoccupant de résidences secondaires,
situation qui déséquilibre et pénalise énormément les luziens particulièrement
les jeunes. n°14 Elgar. La fin
d'un contentieux à "l'amiable" qui plus est, est forçément une bonne
nouvelle. Un bémol cependant: le prix d'achat de ce terrain reste élevé pour un
projet porté par un organisme social et l'on peut craindre, que cela aura des
répercutions sur les prix des futurs loyers. L'autre
conséquence, c'est le nombre élevés d'accession à la propriétée dans ce projet,
alors que pour répondre au déficit de logement à Saint-Jean-de-Luz il faut
mettre l'accent sur le locatif. Quand au
prix que vous nous avez indiqué pour l'accession sociale se sont ceux du prix
du marché. Ce qui limitera inévitablement les "catégories" de
prétendants. Au risque de n'avoir de
social que le nom. Pour
mémoire, il convient de rappeler que dans le projet initiale, l'autorisation de
construire la résidence de tourisme"Odalis", sur le sîte de l'ancien
camping Iratzia, n'a été accordée par les services de l'Etat qu'a la condition de
réaliser, sur l'emplacement du camping "Elgar" des logements sociaux.
Il convient donc de respecter cet engagement, en proposant aux luziens des
logements avec des loyers en adéquation avec leurs revenus. Yvette Debarbieux, groupe de gauche, élue communiste. |