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Rapport de Bob INJEY an Conseil national du 25 avril 2008

Par : Conseil national
Mis en ligne : 25 avril
Après la période électorale que nous venons de connaître et qui a mobilisé toute notre énergie, il est important avec ce conseil national de donner à voir des objectifs que nous nous fixons pour les prochaines semaines, les prochains mois.
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De déterminer, à partir de notre analyse de la situation politique, les initiatives que nous devons mettre en œuvre pour permettre à notre peuple de résister, mais aussi de travailler à une alternative. Il nous faut faire des deux mois qui viennent –mai et juin- deux mois utiles, deux mois d’intenses activités des communistes. Avant d’en venir là quelques remarques sur la situation internationale et la crise dans laquelle nous nous enfonçons.

Si une image devait caractériser l’impasse terrible, dans laquelle nous plonge le capitalisme c’est bien celle des émeutes de la faim. Image de cet enfant à la une de l’HD, la semaine dernière, obligé de se nourrir de galette de boue ! Image d’autant plus terrible et insupportable quand dans le même temps, des centaines de milliards d’Euros et de dollars sont engloutis par la crise financière. Une partie, infime, de ces sommes permettrait à l’humanité de sortir de la famine, mais sur une planète qui n’a jamais été aussi riche et aussi développée technologiquement, cela n’est en rien la priorité de ceux qui dirigent le monde. La famine qui touche plus de 35 pays n’est pas, comme par le passé, liée à une situation de guerre.Elle traduit l’impasse d’un mode de développement, les dégâts des politiques d’ajustements structurels imposés depuis des années. Elle traduit les conséquences dramatiques de la crise financière massive et de la spéculation, qui saute de marché en marché (immobilier, pétrole, produit alimentaires) dans une quête incessante et destructrice de bulle spéculative. Un exemple au hasard de la lecture de la presse : « à Paris le nombre de contrats sur le blé est passé entre 2005 et 2007 de 210 000 à près d’un million. A Chicago la majorité des contrats à terme n’aboutissent pas à des livraisons effectives ». Et pour cause ! Les spéculateurs n’ont pas d’intérêt pour la marchandise elle-même, mais l’intérêt du profit qu’elle permet de dégager rapidement. Résultat selon le président des producteurs de blé la part de la spéculation dans le cours du blé représente 20% C’est une crise aiguë qui pose, l’exigence d’une perspective politique qui remette en cause les règles de la domination capitaliste et de ses institutions. Ces images d’émeutes de la faim illustrent qu’il est plus que jamais nécessaire de transformer ce monde pour ne plus voir des femmes, des hommes et des enfants immoler sur l’autel du profit. Ces images renforcent la nécessité d’intervention des communistes. Car si il ne manque pas de bonnes volontés, pour tenter d’atténuer les effets de la famine. Si il ne manque pas de crocodiles, de tout bord, pour pleurer devant ce drame, si possible sous les projecteurs des médias. Il n’y aura pas grand monde pour vouloir s’attaquer aux causes réelles de la situation. Celles d’un système qui génère violences et inégalités et qui sacrifie la vie des êtres humains pour satisfaire la recherche de la rentabilité maximum. Et c’est bien une des caractéristiques de l’engagement des communistes de ne pas en rester au constat, de ne pas se contenter d’adopter des principes, mais de chercher dans l’action et le rassemblement à transformer la réalité. A côté de ce que le Programme alimentaire mondial qualifie de « Tsunami silencieux » qui menace 100 millions de personnes, l’actualité internationale c’est aussi les situations dramatiques qui n’ont que trop duré en Palestine, ou bien encore en Irak. Sans rentrer dans un examen exhaustif de la situation internationale ou européenne, juste deux remarques sur des évènements qui peuvent nourrir notre réflexion. La première porte sur les élections italiennes, marquées par le retour de Berlusconi et un renforcement de l’extrême droite. Les élections italiennes éclairent, à leur manière, les difficultés où nous nous trouvons nous même et la gauche dans son ensemble. Celle d’une gauche (Le Parti Démocrate de Veltroni ne s’en revendiquant même plus d’ailleurs) qui court au centre, qui abandonne toute idée d’alternative, qui déçoit et qui échoue. Notons que cet échec est le 11ième des sociaux démocrates en Europe en 18 mois. Echec d’une gauche de transformation sociale qui paye tout à la fois une participation gouvernementale et fait les frais du vote utile. Echec de la mise en œuvre d’une force rassemblant des sociaux démocrates, des verts, des communistes – communistes qui pour l’occasion auront même accepté de se dénommer autrement-.

Constatons simplement que tout cela n’aura pas suffit à nos camarades italiens pour se préserver du vote sanction, du vote utile et de cette bipolarisation de la vie politique qui tend à devenir une norme des démocraties occidentales. Gardons nous de tout jugement hâtif et définitif sur les enseignements à tirer, mais mesurons bien les défis auxquels nous sommes nous même confrontés. Ma seconde remarque porte sur la grève des salariés de l’usine Dacia en Roumanie. C’est une grève exemplaire pour une augmentation significative des salaires et l’amélioration des conditions de travail au sein d’une usine Renault dans un des pays les moins riches de l’Union Européenne. Une lutte symbolique de la prise de conscience par les salariés de leurs intérêts communs au-delà des frontières. Une lutte marquée par un mouvement de solidarité, en particulier chez les salariés de Renault France, qui donne à voir, face à l’Europe des Patrons, ce que peut signifier une Europe sociale . Ces dernières années nous avons connu des luttes contre la mise en concurrence des peuples sur la base du dumping social (comme la directive Bolkestein). Nous avons lutté contre un nivellement pas le bas de la construction européenne. Cette fois, la grève de Dacia inverse la donne. Elle pose les enjeux de la compétitivité en Europe non pas en terme de concurrence, mais en terme d’efficacité sociale. Elle donne de la force pour porter l’exigence de l’harmonisation vers le haut des droits et des salaires

Concernant la situation politique en France. L’échec électoral de la droite au dernier scrutin aura eu comme seul effet que Sarkozy retouche - à la marge –son style présidentiel. Pour le reste – l’essentiel – le contenu de sa politique ne change en rien. Ses propos hier soir le confirment. Malgré l’échec, c’est la poursuite dans la même logique. Les cadeaux pour les uns, les restrictions pour les autres. L’exemple du financement du Revenu Solidarité Active en est l’illustration. On aurait pu s’attendre sur cette mesure de solidarité à un financement mettant à contribution les stock-options par exemple. Non, c’est par un redéploiement de la prime pour l’emploi que le RSA sera financé. En clair on demande aux pauvres d’aider les plus pauvres. Voilà la solidarité version Sarkozy !

D’une manière générale, nous assistons à une poussée de la mise en œuvre d’une politique de plus en plus régressive. La multiplication des textes présentés à la session parlementaire, la convocation du congrès pour le début juillet, les suppressions de poste dans l’éducation nationale, la réforme des hôpitaux, traduisent la volonté d’aller vite et le plus loin possible. Et il ne s’agit pas d’un simple plan de rigueur, mais bien du démantèlement de pans entiers de notre société. Les couacs gouvernementaux répétitifs, reflets d’un activisme présidentiel et d’un profond mépris à l’égard des institutions, donnent une impression d’improvisation permanente. Mais l’objectif poursuivi est simple et Kessler l’ancien N°2 du Medef avait eu le mérite de l’exposer clairement, je cite : « la liste des réformes ? C’est simple, pensez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 sans exception, elle est là ! Il s’agit de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ». Et c’est de manière très cohérente que les réformes gouvernementales s’enchainent, les unes après les autres, alliant remise en cause des retraites, des indemnités chômages et une flexibilité accrue d’un côté, quand de l’autre, ce sont les cadeaux fiscaux au patronat et une soumission toujours plus grande aux marchés financiers.

Chacune des réformes participe d’une recomposition d’ensemble en faveur de la rentabilité financière au détriment de l’efficacité et de la justice sociale Ce sont des reculs et des entreprises de démolition, qui touchent aux fondements mêmes de l’Etat républicain et à notre modèle social. C’est ce choix qui sous-tend la révision générale des politiques publiques et l’obsession de la diminution des dépenses publiques, présenté comme une réponse nécessaire à l’exigence de « modernisation » du système français. Cette révision générale des politiques publiques c’est par exemple : la restructuration et l’allègement d’administrations centrales et locales, l’externalisation de certaines fonctions au profit du privé, la réduction du nombre de fonctionnaires, la réforme de la fonction publique…

Cette politique régressive s’accompagne de la volonté d’étouffer notre démocratie dans le carcan du bipartisme. La réforme des institutions présentée lors du dernier conseil des ministres ne constitue en rien une avancée. On verrouille les débats au parlement et surtout on évite de donner des droits nouveaux aux citoyens. Rien sur la proportionnelle, rien sur la démocratie participative, sur le vote des résidents étrangers, sur le cumul des mandats….Bien au contraire. Comment ne pas être inquiet des rumeurs de projets concernant les scrutins régionaux et législatifs visant ni plus ni moins à imposer un choix binaire. Marie George a adressé une lettre à Sarkozy pour s’inquiéter de ce risque. Elle demande au Président de la République de nous donner rapidement connaissance de ses intentions.

Au final le défi qui nous est posé et que nous nous devons de relever, c’est de faire reculer, de mettre en échec la soumission de notre société aux marchés financiers. Ne nous le cachons pas, ce n’est pas le chemin de la simplicité. Mais nous ne partons pas de rien. D’une part il y a le fort mécontentement à l’égard de la politique de Sarkozy. Plusieurs enquêtes d’opinions viennent de donner un éclairage sur le phénomène. Moins d’un an après son élection, 79% de nos compatriotes selon un sondage Ifop –JDD, considèrent que l’action de Sarkozy n’a pas amélioré la situation du pays et de ses habitants. Dans Libération de lundi, 59% des sondés considèrent que la première année de Sarkozy est un échec. Seuls 20% pensent le contraire. La désapprobation est particulièrement forte chez les ouvriers (66%). Ce mécontentement nous le retrouvons dans la multiplicité des luttes. Ce sont tous les mouvements en cours, dans les ports, sur les sites Airbus,…….. Ce sont les lycéens dont la mobilisation ne faibli pas malgré les vacances scolaires. C’est la grève des salariés sans papiers, exigeants qu’ils soient enfin considérés comme des êtres humains et des travailleurs. Une grève pour la dignité qui met à mal un gouvernement qui n’a eu de cesse de stigmatiser les sans-papiers. Hypocrisie d’une réglementation de l’immigration et d’une droite qui a du mal à reconnaître que les sans-papiers contribuent à la richesse de notre pays. Et la question d’une large régularisation est plus que jamais d’actualité, comme le porte la une de l’Humanité aujourd’hui.

Cher(e) Camarade, Que ce soit la situation à travers le monde ou dans notre pays, tout nous poussent à renforcer notre activité. La première des exigences pour rendre espoir à notre peuple, c’est de ne pas laisser ce gouvernement de prédateurs poursuivre son travail de destruction. C’est de ne pas banaliser la moindre injustice, la moindre remise en cause d’avancées sociales.

Dans tous les domaines, sur toutes les questions nous voulons favoriser la riposte, aider aux mobilisations et aux rassemblements les plus larges, remettre en cause l’orientation ultralibérale que veut nous imposer Sarkozy. Et au-delà de Sarkozy c’est le système et la logique capitaliste que nous voulons remettre en cause.

Dans les luttes, dans le rejet de cette politique de régression sociale, se manifestent des aspirations, émergent des exigences. Ces aspirations, ces exigences se télescopent frontalement avec les choix du gouvernement et du MEDEF. Ceux-ci sont, depuis longtemps, engagés dans une intense bataille idéologique pour cultiver le renoncement face à des choix qu’ils nous présentent comme les seuls possibles. Et la prestation de Sarkozy hier soir en est une illustration. Ce matraquage de tous les instants fait, depuis longtemps des dégâts, et cela d’autant plus qu’une partie de la gauche les a fait sienne. Mais ce matraquage ne suffit pas à faire disparaître l’aspiration à vouloir vivre dignement.

Réagir face à cette domination idéologique de la droite et à sa politique, c’est le sens des 4 campagnes que nous avons acté au dernier CN. Quatre campagnes sur l’Argent, L’Europe, les Institutions et la Jeunesse, pour contester les idées de la droite, les faire reculer. Quatre campagnes pour faire avancer d’autres choix, des choix qui prennent appui sur les aspirations populaires.

Ces 4 campagnes sont pleinement d’actualité.

Permettez-moi de m’attarder sur celle de l’argent : « La bourse ou la Vie », qui était une décision de l’assemblée extraordinaire. Elle est emblématique, dans cette période de crise financière, des enjeux en termes de choix de civilisation auxquels nous sommes confrontés au quotidien. « La bourse ou la vie » c’est une campagne à partir de laquelle nous pouvons aborder un grand nombre de problématiques ;

Celle de la crise financière bien sûr Celle de la faim dans le monde et de la crise alimentaire en France Celle de la régression du pouvoir d’achat, de la précarisation de l’emploi Celle du démantèlement du service public Celle de la Révision Générale des Politique Publique Celle de la crise du logement Celle du développement durable……

Une campagne qui doit pour nous être l’occasion, tout à la fois, de démasquer la réalité du raisonnement ultralibéral qu’on veut nous imposer, mais aussi de porter des propositions alternatives, de construire des rassemblements. Cette campagne, fil rouge de notre activité, doit être marquée par la prise d’initiatives. Quelque soit la question par laquelle on entre dans le débat, cette campagne doit permettre d’aider à faire réfléchir, d’aider à la riposte et de travailler le contenu d’une alternative. Elle doit nous offrir la possibilité de porter l’exigence d’autres choix possibles. Cette campagne doit permettre de poser un curseur sur ce que devrait être une politique de gauche pour faire reculer la financiarisation de notre société. Nous pouvons très rapidement nous engager sur de telles initiatives. Par exemple sur la crise alimentaire et le retour de la famine prenons l’initiative, dans les jours à venir, de rencontres et d’actions publiques sur cette question dans nos fédérations, dans nos sections. C’est dès maintenant qu’il faut intervenir. Les élections et la mise en place des municipalités, des exécutifs, des communautés de communes ont beaucoup mobilisé nos forces jusqu’à ces derniers jours. Mais maintenant la mise en œuvre de cette campagne est une priorité.

Et l’implication du plus grand nombre des communistes est indispensable si nous voulons agir et réagir. Impliquer les communistes cela ne se décrète pas, mais nécessite un véritable effort de direction, de la part des membres du CN, mais aussi dans les fédérations les sections et toutes nos structures de proximités. Effort pour créer les conditions de l’échange entre les communistes. Effort et rigueur pour l’établissement de plan de travail et la mise en œuvre d’initiatives sur le terrain. Effort aussi pour être le plus réactif possible.

Il n’y a rien d’automatique à cela, la chape de plomb qui pèse sur toute idée de résistance ou toute possibilité d’alternative n’épargne personne. A l’inverse la multiplication des luttes en cours, celle des lycéens, les salariés, les sans papiers, sont autant d’indication que notre peuple ne se résigne pas à subir la politique de Sarkozy. Dans cette période difficile pour notre peuple, il faut être offensif. Il y a besoin non seulement de soutenir les luttes en cours mais d’être en premières lignes pour dénoncer les coups et leurs conséquences. Besoin avec les communistes, les élus, les nouveaux élus, d’aller à la rencontre des salariés devant les entreprises ou dans les quartiers. Besoin de porter l’ambition d’une riposte d’ampleur. Je prendrais un exemple : le coup porté aux familles avec la réduction des allocations familiales de 600 € pour les familles dont un enfant aura 11 ans ou plus à compter du 1er mai. Décidons le lancement d’une pétition, décidons dès lundi de délégations en direction des préfectures, de proposer des actions dans nos départements pour interpeller les pouvoirs publics, les élus UMP.  De la même manière, autre exemple, le gouvernement dans le cadre de son plan d’économie va supprimer le service droit des femmes et de l’égalité. Là aussi, il y a nécessité et possibilités d’interventions sur le terrain. J’arrête la liste, mais force est de constater que sur un grand nombre de sujets nous pouvons, nous devons être en situation d’agir. Dans cette construction de la riposte nos élus ont un rôle essentiel à jouer. De nos parlementaires, aux conseillers municipaux dans les villages, ils et elles sont des points d’appui pour porter des exigences, soutenir des luttes, engager des batailles. La présence d’un élu sur une initiative donne de l’écho à celle-ci. La vie politique et médiatique est ainsi faite que les autorités locales et les médias sont plus attentifs à l’expression des élus qu’à celle d’une section. Sachons pleinement utiliser les deux pour porter nos combats. Cela peut sembler aller de soi, mais les contraintes liées à l’exercice d’un mandat d’un côté, les difficultés de vie et d’activité du Parti de l’autre, où bien encore les divergences politiques, n’aident pas toujours à cette complémentarité. Cela peut aller même chez quelques camarades à des raccourcis assez destructeurs du style : « à quoi ça sert d’avoir des élus si le Parti n’a pas d’activité. » Les difficultés existent, elles ne pourront être dépassées que par le haut, que par une volonté de coordonner nos efforts pour agir au plus près de l’actualité, au plus près du terrain, avec l’ambition de changer cette société. Les luttes présentes sont autant de possibilités de mettre en oeuvre cette complémentarité. La campagne « La bourse ou la vie » en est une parfaite illustration et nous avons des outils. D’une part il y a un dossier sur l’argent disponible sur le site du Parti avec un certain nombre d’éléments. Ensuite et dans le prolongement du dernier CEN, une série de matériels est éditée pour favoriser l’appropriation de la campagne « La bourse ou la vie » par les communistes, favoriser aussi la prise d’initiative pour aller à la rencontre des gens. C’est l’édition d’une lettre pétition à N. Sarkozy portant différentes thématiques… Avec des modèles d’affiches et d’invitations. C’est un véritable « kit militant » qui à partir de la multiplicité des entrées fait converger l’ensemble pour porter l’exigence d’une alternative politique. Nous avons donc entre les mains un fil rouge celui de la campagne « la bourse ou la vie », nous avons du matériel que je viens de vous présenter et je vous propose maintenant les deux premiers temps forts de cette campagne.

Le mardi 6 mai, cela fera un an que N. Sarkozy est élu. L’évènement ne manquera pas de faire la une des médias. Profitons de cet « anniversaire » pour aller à la rencontre des salariés, faisons de ce mardi 6 mai une grande journée d’initiatives des communistes en direction des entreprises et des salariés Le Jeudi 15 mai à 14 au CN, la commission économique du C.N., avec « L’Humanité » et la revue « Economie et Politique », en liaison avec le collectif national de campagne du C.N. sur l’argent et l’A.N.E.C.R., organise une rencontre nationale de militants syndicaux, associatifs et politiques, d’experts et d’élus sur le thème : « La crise financière, sa portée et les propositions des communistes ». Marie-George Buffet participera à cette rencontre dont nous devons assurer la promotion et la réussite. Avec la crise financière, en effet, nous avons une opportunité considérable pour avancer nos propositions originales. Prenant place dans le cadre de la campagne nationale « la bourse ou la vie », cette initiative contribuera aussi à préparer le premier des trois grands débats nationaux dans le cadre de la préparation de notre prochain congrès, celui qui concerne la mondialisation. Enfin, pour rappel le 13 mai nous vous proposons d’être présents avec « l’Humanité spécial 68 » devant les entreprises, emblématiques des luttes de mai 68

Autant d’initiatives qui auront d’autant plus d’utilité si elles sont déclinées et adaptées à nos situations locales.

Cher(e) Camarade C’est dans cette mise en œuvre d’une riposte offensive que nous voulons enclencher la préparation du Congrès.

Nous entrons dans une phase plus active de cette préparation. Après le sentiment d’urgence qui avait assailli les communistes au lendemain de l’élection présidentielle, le risque est plutôt aujourd’hui celui d’une certaine perplexité sur la manière de poursuivre la discussion. Mais l’exigence de conduire un débat approfondi demeure intacte. Les deux mois qui viennent doivent permettre une relance forte de ce débat de Congrès. Nous devons y consacrer, là aussi, d’importants efforts de direction.

A cet effet, comme nous l’avions annoncé, les huit ateliers du Conseil national mis en place au lendemain de l’Assemblée nationale extraordinaire vont rendre publiques à la fin du mois d’avril une première note de réflexion pour chacun d’eux. Ces notes seront disponibles dès le début mai sur le site Internet et dans Info hebdo. Elles seront relativement courtes, donc accessibles au plus grand nombre. Ces notes ont pour but de stimuler le débat en précisant les thèmes et le sens du travail que nous avons à conduire d’ici le Congrès. Elles ne sont donc pas des pré-textes, encore moins des textes de Congrès sur lesquels il s’agirait de se positionner. Ce sont des outils utiles à la conduite de nos débats.

Les huit thèmes en question, choisis à l’issue de notre assemblée nationale extraordinaire, sont tous importants et structurants. Je les rappelle : Quel bilan politique tirer de nos évolutions et initiatives stratégiques ? Quelle est notre analyse de l’état du monde ? A quelle unité des dominés voulons-nous travailler ? Quel nouveau type de développement voulons-nous promouvoir ? Qu’entendons-nous par communisme aujourd’hui ? Quel est notre projet politique, quelle conception en avons-nous ? Quelle est notre conception du rassemblement ? Quelles transformations du PCF voulons-nous conduire ?

 Les notes tentent en quelque sorte de préciser notre cahier des charges, de souligner dans quelle direction il importe d’enrichir notre élaboration politique collective. Elles sont donc un appel au travail et au débat de tous les communistes. Nous pourrions avoir comme objectif que dans les semaines qui suivent la publication de ces notes, toutes les fédérations, et le maximum de sections tiennent une ou plusieurs réunions de travail ou débats. Elles peuvent choisir les thèmes qui motivent le plus les communistes qu’elles rassemblent. Mais pour simplifier et rassembler les choses, la réflexion pourrait se structurer autour des trois grands thèmes retenus pour les rencontres nationales des 31 mai, 7 et 14 juin : quel état du monde ? Quel projet politique ? Quelles transformations du parti ?

Ces rencontres nationales seront extrêmement importantes, et le Conseil national doit désormais s’engager tout entier dans leur réussite. Il ne s’agit pas de tenir trois débats nationaux, mais bien des rencontres auxquelles toutes les fédérations sont invitées à participer.

La première de ces rencontres se tiendra à Paris, au siège du Conseil national, le samedi 31 mai. Elle abordera quatre thèmes de discussion avec l’objectif d’approfondir notre analyse de la mondialisation et de nos alternatives : 1) où va le monde ; 2) crise du développement ; 3) Evolution politique et pouvoir de la bourgeoisie. Son organisation est coordonnée par Jean-Paul Salon.

La seconde de ces rencontres se tiendra à Marseille le samedi 7 juin. Elle abordera successivement trois grands thèmes : 1) L’urgence et la nature du projet politique que nous devons porter, la conception qui doit en être la nôtre ? 2) Les grands traits de contenus de ce projet politique ? 3) Les moyens politiques, les rassemblements nécessaires à la réussite de ce projet. Son organisation est coordonnée par Jean-François Gau. La troisième de ces rencontres nationales se tiendra à Tours le samedi 14 juin. Elle abordera notamment la conception du parti que nous voulons aujourd’hui, le sens que nous voulons donner au militantisme, la question de la démocratie dans le parti, celle de la conception des directions. Son organisation est coordonnée par Marie-George Buffet et Richard Sanchez .

La tenue des ces rencontres peut faire événement et constituer une bonne impulsion aux débats de Congrès. Au total, nous pourrions viser quinze cent participants. Les lieux retenus nous permettent de réunir quatre cent participants dans chacune des deux premières et six à sept cent dans la troisième. Il ne s’agit pas de rencontres décisionnelles. Elles ne sont pas des étapes de souveraineté dans la préparation du congrès. Les fédérations n’ont donc pas à élire de délégués représentatifs. Il s’agit de réunions de travail et de réflexion destinées à nourrir le débat de tout le Parti. Ceci dit, nous proposons donc que toutes les fédérations soit représentées dans chacune des trois rencontres afin d’y contribuer mais aussi d’en diffuser le contenu dans leurs fédérations. Le secteur vie du parti vous soumet donc des propositions chiffrées de participants, qui sont modulées en fonction de la proximité ou de l’éloignement géographique de chacune des rencontres.