Depuis
l’imposante journée de grève
interprofessionnelle et de manifestations
du 29 janvier, la mobilisation sociale se poursuit avec force. La
grève
reconductible dans les universités, les actions dans les
hôpitaux, la
persistance de la grève générale en
Guadeloupe et son extension à la
Martinique et à la Réunion en
témoignent.
Aucune réponse
concrète n’est apportée par le
gouvernement.
Nicolas
Sarkozy a changé de ton, car il ne peut ignorer la force de
la
mobilisation engagée, mais il maintient le cap de sa
politique
économique et sociale, et laisse clairement entendre
qu’il s’en tiendra
là lors de la réunion du 18 février.
Ce qui est concret en revanche,
c’est un nouvel apport
de six milliards d’euros aux deux grands groupes de
l’automobile, PSA
et Renault, aussitôt suivi d’une nouvelle annonce
de suppressions
d’emplois massives par PSA et par Renault. C’est le
projet de
suppression de la taxe professionnelle, nouveau cadeau de 20 milliards
d’euros aux patrons, désastreux notamment pour les
collectivités
locales et l’investissement public important
qu’elles assument. C’est
l’inverse de ce qu’il faudrait faire.
Ce qui est concret aussi,
c’est le refus gouvernemental
de répondre positivement aux revendications des antillais et
des
habitants de La Réunion, en particulier sur
l’augmentation des salaires.
Ce qui est concret toujours,
c’est le refus de toute
vision transformatrice prenant en compte la dimension
écologique de la
crise, la nécessité d’un autre type de
production, économe en énergie,
soucieuse de la planète et de ses ressources, attentive
à la diminution
des empreintes écologiques de toute activité
humaine.
Ce qui est concret enfin,
c’est le refus, malgré
l’opposition quasi unanime de la communauté
universitaire, de retirer
le décret Pécresse sur le statut des
enseignants-chercheurs, de retirer
le dispositif de réforme de la formation et du recrutement
des
enseignants du 1er
et du 2nd degrés ;
c’est le refus de l’annulation des suppressions
d’emplois inscrites au
budget 2009 et du démantèlement des organismes
publics de recherche ;
c’est le refus de retirer la loi Bachelot qui met
à mal
l’hospitalisation publique.
Devant toutes ces fins de non
recevoir du gouvernement, développer la mobilisation est
plus nécessaire que jamais.
Les huit organisations syndicales
qui avaient pris
l’initiative de la mobilisation du 29 janvier ont unanimement
constaté
lors de leur réunion du 9 février que
l’intervention télévisée
présidentielle du 5 février n’avait pas
apporté les réponses attendues
aux exigences exprimées par cette mobilisation. Elles
continuent
d’exiger la prise en compte de la plate-forme syndicale
unitaire et
annoncent une nouvelle journée d’action
interprofessionnelle pour le 19
mars « pour maintenir la pression dans
l’unité d’action ».
Les partis et organisations de
gauche signataires appellent à développer
l’action et au plein succès de la
journée du 19 mars.
La mobilisation sociale, syndicale
et politique doit se
poursuivre pour exiger d’autre choix s’opposant
aux licenciements et aux suppressions d’emplois dans la
fonction
publique, développant une autre politique des salaires et du
pouvoir
d’achat, assurant la promotion des services publics et la
réorientation
du crédit. Il s’agit tout à la fois, de
répondre aux besoins sociaux et
de favoriser un nouveau type de développement.
Signataires :
Les Alternatifs, le
NPA, le PCF, le PCOF, le PG, le PS,
La
Fédération, la Coordination nationale des
collectifs unitaires (CNCU),
Alternative Démocratie Socialisme (ADS),
Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire
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