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FUSION GDF-SUEZ
« On ne viendra pas à la privatisation, c’est clair, simple, net. Il n’y aura pas de privatisation d’EDF et de GDF, c’est clair, simple, net ». Nicolas Sarkozy le 6 août 2004.
C’est vrai que depuis, le zébulon est passé du ministère de l’économie à l’Elysée. Dans cette République, pour sauter aussi haut, il faut que les promesses sautent aussi.
C’est donc la fusion en 2008 de GDF et Suez qui nous est servie en plein mois de juillet.Ça va “gazer” pour les actionnaires. Ce sont donc les usagers et les salariés de ces deux entreprises qui vont payer la facture. Y compris ceux d’EDF puisque la concurrence va être féroce entre ces entreprises.
DÉCRIPTAGE DES CONSEQUENCES?
Malgré les propos rassurants de la ministre de l’économie, (il n’y aura pas d’augmentation des tarifs en juillet) la hausse du prix du gaz est attendue dès les tout prochains mois. La faute n’est pas seulement due au prix des du baril de pétrole. Il y aura aussi les cadeaux à assurer aux actionnaires. Ils vont être importants.
Futur ex PDG de Suez, G.Mestrallet n’a jamais caché son intention d’investir le nucléaire civil. Il compte marcher sur les platebandes d’EDF, Nicolas Sarkozy lui donnant cette occasion. En effet, en annonçant la construction d’un deuxième réacteur EPR (qui n’entre pas dans les projets d’EDF), le président de la République a l’intention de servir G. Mestrallet sur un plateau.
Alors que nous venons malheureusement de révifier que la fiabilité de la sécurité des installation nucléaires ne fait pas bon ménage avec la rentabilité (1), les craintes d’une précarisation de la sécurité des sites nucléaires sont fondées si la privatisation du 2ème EPR est envisagée. Ce serait un choix à contre-sens d’un développement durable.
LE PCF FAIT DES PROPOSITIONS:
En préambule, nous dénonçons une opération permettant aux actionnaires privés de mettre la main sur un fleuron industriel public et de le soumettre aux critères de la seule rentabilité financière.
D’autres choix sont possibles. L’énergie doit intégrer le secteur public au niveau européen, car pour sécuriser les approvisionnements il faut parler d’une seule voix. Une centrale unique “d’achat gaz” communautaire doit être créée. Ce serait la première pierre d’une construction d’une Agence européenne de l’énergie.
Pour GDF-Suez il faut définir le contenu du contrat de service public avec l’Etat pour obliger l’entreprise à s’engager dans la fourniture d’énergie en fonction des besoins de tous (particuliers et industriels) et non en fonction des possiblités pour chacun de payer.
Les salariés de GDF-Suez doivent être dotés de nouveaux droits pour perser sur la stratégie de leur entreprise en lien avec les élus et les représentants des usagers.
Il doit être créé une commission nationale pour la transparence des tarifs.
(1)
Même si la filière nucléaire est une entreprise publique, la politique
de réduction des coûts favorise la sous-traitance et le travail précaire se
développe. La formation continue est sacrifiée