Pcfhendaye

LE TRAITE DE LISBONNE

Une « machine » au service du capitalisme

 

En pleine crise financière capitaliste mondiale, le chef de l’Etat rivalise de sévérité ces derniers jours pour fustiger « les dérives du capitalisme financier », l’idée folle « de la liberté des marchés ».

Quel saltimbanque!

Les fondements de la crise actuelle se trouvent dans les dogmes inscrits au cœur des traités européens et singulièrement du traité de Lisbonne. Sarkozy (entre autres) a refusé de soumettre le Traité de Lisbonne au vote des électeurs français. Il veut l’imposer aux Irlandais.

Seuls les députés communistes ont  voté  contre ces traités européens.

 

Retour sur un traité de survie du capitalisme financier:

Entrée en vigueur en Europe en 1990, la libre circulation des capitaux est devenue la pierre angulaire de l’UE. « Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des capitaux est assurée » (article 26 du traité sur le fonctionnement de l’UE ». « Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers est interdite » (article 63).

Cette liberté sans entrave implique « la libération des services des banques et des assurances à laquelle les Etats membres s’efforcent de procéder » (article 58 et 60)

Ces dispositions réduisent finalement à néant les promesses de « régulation » et « d’encadrement » des mouvements de capitaux.

Elles laissent les mains libres aux fonds spéculatifs dont les opérations juteuses et douteuses sont´les déclencheurs de « l’emballement » de la machine capitaliste.

 

« L’action des Etats membres et de l’Union comporte l’instauration d’une politique économique…conduite conformément au respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre (article 119)

« Les entreprises chargées de la gestion des services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles du traité, notamment aux règles de la concurrence » (article 106)

 

Ces directives de libéralisation ouvrent les secteurs publics à la concurrence et encouragent les privatisations.

Ce dogme de la concurrence est précisé par l’article 107 qui juge l’ « incompatibilité avec le marché intérieur LES AIDES ACCORDÉES PAR LES Etats…qui menacent de fausser la concurrence »

 

LA BCE AU SERVICE DU CAPITAL, PAS DU TRAVAIL!

 

Par contre, ni la Cour de justice européenne, ni la Commission européenne ne trouvent rien à dire aux récents plans de sauvetage, grâce aux fonds publics, des banques européennes (Daxia) en faillite. Curieux? Non!

 

Ces sommes ne rentrent pas dans le calcul des déficits publics régi par le Pacte de stabilité, contrairement aux dépenses sociales qui restent les cibles de la rigueur budgétaire inscrite dans le traité. Ni la croissance économique ni l’emploi ne figurent parmi les missions de la Banque centrale européenne. En revanche, il est prévu qu’elle « offre son appui aux marchés financiers par des opérations visant à mettre à disposition des institutions financières des liquidités dont-elles ont besoin ». Protocole sur le relatif aux statuts de la BCE.

 

Face à cette crise financière, les députés communistes demandent un débat parlementaire. Les communistes vont dans les prochains jours proposer  des mesures d’urgence, notamment sur une nouvelle utilisation de l’argent

Cliquez ici pour laisser un commentaire