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Rendez-vous national de la vignette
Mercredi 27 août 2008
Patrick Le Hyaric
On se souvient de la manière dont M. Sarkozy, tel un matamore
méprisant, arrogant vis-à-vis du peuple, avait, devant le conseil national de
l’UMP à la fin du mois de juin, clamé que désormais en France, je le
cite : « quand il y a des grèves, plus personne ne s’en
aperçoit ».
Et bien, dans les quinze jours qui viennent, travaillons à créer ici un
grand rassemblement populaire, festif, culturel, actif, qui apporte un démenti
cinglant au Président de la République et à son ultra-droite.
En cette rentrée, la France n’en peut plus.
Nos concitoyens, très majoritairement, refusent la guerre sociale que
lui mène le pouvoir de droite. Ils grondent et certains d’autant plus fort
qu’ils comprennent de plus en plus qu’on les a bernés.
La Fête doit montrer avec éclat que le monde du travail et de la
culture, que la jeunesse ne supportent plus qu’on leur demande de se serrer
toujours plus la ceinture pendant que les nantis remplissent leurs caisses.
Sur tous les tons, on répète dans les médias qu’il faut apprendre à se
serrer la ceinture. Pourtant on vient d’apprendre que depuis le 1er
janvier, pour la moitié des sociétés cotées en Bourse dont les résultats sont
connus, les profits ont encore augmenté de 18%.
Le pouvoir et ses propagandistes ont expliqué qu’il fallait abaisser la
fiscalité sur la fortune et sur les sociétés pour que les capitaux
s’investissent en France. Or, selon la Banque de France, les investissements
français à l’étranger approchent les 200 milliards d’euros soit une augmentation
de 100% par rapport à 2006.
Il n’y a donc pas de fatalité à la dégradation des conditions de vie du
monde du travail et des retraités.
Il n’y a aucune raison qu’ils subissent la crise quand l’argent
s’accumule ainsi entre les mains de quelques uns, que les profits continuent d’augmenter,
que les exportations de capitaux battent des records.
Dans la préparation de la Fête, en proposant la vignette
bon-de-soutien, multiplions les dialogues, donnons des arguments et créons un
grand rassemblement de riposte et un rassemblement pour des propositions qui
sont autant d’objectifs, d’actions à faire vivre.
* Oui, faisons une grande Fête pour peser en faveur d’une augmentation
des salaires, des retraites, des prestations sociales sur la base d’un SMIC qui
devrait être porté à 1500 euros. Créons un mouvement populaire suffisamment
ample pour obtenir l’ouverture de négociations salariales et pour obtenir une
baisse des prix des produits de première nécessité.
* Mobilisons nous pour une Fête qui porte la défense et l’amélioration
de la protection sociale. Pas possible, nous dit-on ! Mais faisons
comparer les déficits des caisses de protection sociale aux alentours de 11
milliards d’euros et l’exonération des charges sociales dont bénéficie les
entreprises, 142 milliards d’euros soit 10 fois ce déficit.
* Et qu’on cesse de dire que les communistes seraient contre les
entreprises lorsqu’ils disent cela.
Autant nous réclamons l’arrêt des exonérations des cotisations
sociales, parce qu’elles ne servent ni l’emploi, ni les salaires, ni la
formation, autant nous demandons que cesse le racket des banques et des
institutions financières sur les entreprises qui sont taxées de 314 milliards d’euros de charges
financières.
* Et posons cette question simple : comment se fait-il que les
propositions que nous faisons depuis des années de taux de crédit préférentiel
ne soit pas possible en France alors que l’Espagne et les Etats-Unis viennent
de le décider pour faire face à la récession économique et soutenir la
construction immobilière.
* Répondons à ces talentueux économistes qui nous expliquent que l’Etat
n’a aucune marge de manœuvre pour soutenir l’économie et soulager les
difficultés des familles populaires, alors que l’Espagne vient d’injecter 20
milliards d’euros pour soutenir la consommation et le secteur immobilier.
* En France aussi on peut trouver les moyens pour soutenir l’activité.
Il y a une mesure simple, concrète et rapide à prendre : exigeons
avec force, l’annulation de ce que la droite a appelé « le paquet
fiscal » de 14 milliards d’euros qui va se reproduire année après année
pour l’affecter au soutien du pouvoir d’achat des familles populaires. Et
puisque toutes les forces de gauche sont d’accord sur une telle proposition,
faisons-en, sans attendre, l’objet d’une grande mobilisation populaire,
unitaire de toutes les forces de gauche pour obtenir 14 milliards d’euros pour les familles avec la fin du
paquet fiscal.
Oui, en réussissant la préparation et la tenue de la Fête de
l’Humanité, créons les conditions d’une vraie riposte politique anti-sarkozyenne,
avec en perspective la journée d’action que propose le Parti communiste le 26
septembre et celles qu’envisagent les syndicats à l’automne.
Les fanfaronnades du Président de la République, tout comme d’ailleurs
ce mini conseil des ministres, convoqué en hâte, fin août, cachent en vérité
leur crainte de voir le mécontentement populaire se transformer en volonté
d’action. Ils veulent aller vite. Ils pensent que c’est dans les semaines et
les mois qui viennent que tout se joue pour eux. Ils ont raison ! Pour
continuer à modifier en profondeur les structures économiques, sociales,
culturelles, politiques de notre pays, pour le modeler selon les canons du
capitalisme financier mondialisé, ils ont besoin de distiller comme un poison
la résignation et la désespérance.
Faisons donc en sorte que notre Fête de l’Humanité donne de la confiance et de l’espoir, qu’elle soit tout à la fois
une caisse de résonnance du mécontentement et un tremplin pour l’action
unitaire.
Ce pouvoir n’est pas invincible.
Il faut que cela se voit dans ce lieu, dans quinze jours.
Pour cela, adressons-nous hardiment, avec esprit d’ouverture, en voyant
large et grand, à celles et ceux qui nous entourent dans les entreprises, les
bureaux, les écoles, les laboratoires, les quartiers, pour faire connaître
cette initiative qui doit être considérée comme un bel espace, ouvert,
mis à la disposition des mouvements sociaux, citoyens, culturels, pour qu’ils
se fassent entendre et pour qu’ils puissent débattre des alternatives possible.
Oui, se faire entendre pour faire cesser cette avalanche de décisions
extrêmement négatives contre le monde du travail, la jeunesse, les retraités.
Une simple énumération suffit à montrer l’ampleur d’un véritable
désastre social et démocratique, mis en œuvre en un temps record : la
démolition des 35 heures, la remise en cause de la loi SRU, la suppression de
postes dans le secteur public, les villes moyennes étranglées par des
fermetures de services publics, l’attaque contre les hôpitaux et les systèmes
de santé, la mise en cause sans précédent des moyens donnés à l’éducation
nationale, la hausse des prix alimentaires, du gaz, de l’électricité…pour
raisons de spéculation, la loi contre les chômeurs qui seront désormais rayés
des listes de demandeurs d’emplois, s’ils refusent à deux reprises une offre
dite « raisonnable d’emploi », le projet de privatisation de la
Poste, la restriction du droit de grève, avec les services minimums, la
modification de la Constitution pour aller vers un régime présidentialiste voté
à une voix près et quelle voix…, le charcutage électoral, la refonte des
institutions du renseignement avec les RG, la DST et la création, pour la
première fois en France d’un service de renseignements placé sous l’autorité
directe du Président de la République, le démantèlement, la mise au pas et l’asphyxie
du service public de télévision qui vient pourtant de nous montrer avec éclat
ce qu’il était capable de faire avec la retransmission des jeux olympiques, la
mise en place de système de fichage des citoyens, notamment les systèmes
baptisés Edwige et Christina. Comment de si beaux prénoms féminins peuvent-ils
être utilisés pour masquer des visées aussi noires.
Ne nous y trompons pas.
Une telle avalanche de coups n’est pas en elle-même mobilisatrice. Au
contraire ! Elle peut stimuler sentiments d’impuissance et de fatalité.
Voilà pourquoi aidons partout à
montrer que d’autres choix sont possibles, que le nombre et l’union font la
force. Telle doit être notre ambition commune pour réussir une Fête
exceptionnelle dans toutes ses dimensions.
* Il ne suffit pas de faire le constat d’une détérioration inouïe du
pouvoir d’achat, attaqué par tous les bouts. Il faut que grandisse partout
l’exigence d’une augmentation des salaires, du SMIC et des minimas sociaux.
Ce qui était l’argumentation de campagne d’un candidat cynique, doit,
comme un boomerang, lui revenir sous forme d’exigences et de mobilisations dans
le plus grand nombre d’entreprises et de services.
De même, de larges majorités de citoyens, d’élus locaux peuvent se
dégager et se mobiliser pour défendre, améliorer, moderniser les services
publics.
* Oui des majorités peuvent se dessiner sur une idée communiste par
excellence, celle de services publics nouveaux, pour faire vivre des biens
communs comme la santé, l’énergie, les transports, l’eau, l’alimentation ou le
crédit. L’idée du partage et de la mise en commun est plus populaire qu’on ne
le croit parfois.
Et puis dans la préparation de la Fête et avec la Fête elle-même,
démontons argument par argument les projets mystificateurs de cette
ultra-droite et faisons-la reculer. Faisons éclater la vérité sur leur tour de
passe-passe qui consiste à prendre l’argent aux pauvres pour le donner à plus
pauvres.
Et on peut les faire reculer.
Ainsi c’est avec la prime pour l’emploi des smicards que le tandem
Sarkozy-Fillon voulait financer le RSA. Le débat et la mobilisation obligent
depuis ce matin à parler d’un
prélèvement sur le capital pour financer le RSA.
Faisons-le sur tous les sujets et malheureusement il n’en manque pas.
Songeons qu’il veut soutenir les petites retraites en augmentant les
cotisations d’assurance chômage.
Il pense augmenter ce qu’on appelle la prime à la cuve de gasoil pour
la porter à 200 euros, mais en la faisant payer par les rentrées
supplémentaires de TVA qu’il perçoit grâce à la hausse des carburants.
Quant au fameux « plan banlieue », qu’est-il devenu ? On
nous avait annoncé des milliards qui devaient se déverser sur nos quartiers. En
vérité, la baudruche se dégonfle. Il s’agit en fait d’un piètre redéploiement
de crédit de différents ministères. Et ce n’est pas fini !
Les projets du pouvoir c’est la suppression du 1% logement, le pompage
de l’argent de la formation professionnelle, la mise en coupe réglée des
finances des communes, des départements et régions.
Quant à la fameuse opération sur les heures supplémentaires ! Si
les richesses produites ont baissé, l’emploi a reculé, des travailleurs ont
travaillé plus, c’est vrai, cela veut dire que l’exploitation du travail a été
renforcée et les exonérations de cotisations sociales, sous couvert de
favoriser ces heures supplémentaires ont aggravé encore les déficits de la sécurité
sociale et au bout du compte ont permis
au patronat de tirer les rémunérations vers le bas.
C’est injuste socialement et c’est inefficace économiquement.
Le monarque de l’Elysée, qui s’est présenté comme ancien
« champion du pouvoir d’achat », prépare même l’opinion publique à de
futures remises en cause du SMIC, alors qu’en sa qualité de Président de
l’Union européenne, c’est en faveur de l’harmonisation sociale vers le haut
qu’il devrait agir. C’est aussi pour le respect, après ceux des français et des
néerlandais, du « non » irlandais qu’il devrait se prononcer au lieu
de bafouer leurs choix démocratiques. Utilisons cette Fête pour porter plus
avant le projet d’une nouvelle Europe sociale, démocratique, solidaire,
pacifique. Des conditions meilleures existent aujourd’hui pour porter le débat
sur le rôle de l’Euro et de la Banque centrale européenne et pour des
initiatives européennes coordonnées contre la récession économique et l’emploi.
* Continuons de porter haut et fort le combat contre la précarité et le
chômage, avec notre projet de sécurisation d’un travail correctement rémunéré
pour tous, combiné à la formation et à une grande politique de recherche et de
développement.
En venant à la Fête dans quinze jours, des dizaines de milliers de personnes
pourront soutenir la démocratie, la liberté, avec une presse indispensable au
pluralisme de l’information et des idées.
Vous connaissez la gravité des problèmes que traverse l’Humanité et
combien notre pays est menacé par une uniformisation de la presse et des
médias, sclérosante et tueuse de démocratie, avec une concentration de plus en
plus grande des médias dans les mains des forces de l’argent, les attaques
contre les services publics de l’information.
L’Humanité a une force dont ne dispose aucun autre média.
Une force militante solide, avec ses lectrices et ses lecteurs, avec
les militants communistes, avec ses amis. C’est cela qui nous a permis de faire
face à nos grandes difficultés cet été.
Je veux à nouveau ce soir remercier très chaleureusement et du fond du
cœur, toutes celles et ceux qui ont immédiatement répondu à notre appel à la
souscription.
Et j’ai plaisir à vous annoncer qu’à cette heure, la souscription a
apporté 1 million 512 000 euros au journal.
Un véritable ballon d’oxygène ! Je veux toutes et tous vous
remercier, vous les responsables et les militants communistes.
Je veux remercier Marie-George Buffet pour l’aide et le soutien qu’elle
nous a apporté dans cette bataille.
Qu’on
me comprenne bien. En participant à la Fête il ne
s’agit pas
d’abord d’apporter un soutien partisan à
l’Humanité et à l’Humanité Dimanche.
Il s’agit pour chacune, pour chacun, avec ses convictions
propres, de préserver
un droit au pluralisme de la presse.
L’actualité récente vient de démontrer combien l’Humanité et l’Humanité
Dimanche sont indispensables à la réflexion, à la recherche de repères
progressistes, à la contre offensive idéologique.
Je pense notamment à la façon dogmatique et unilatérale dont la plupart
de nos confrères viennent de traiter de la réalité si complexe et si
contradictoire du pays le plus peuplé de la planète : la Chine. L’Humanité
a pris le parti de la connaissance contre celui de la propagande, sans se
censurer sur la question essentielle des libertés.
Comment ne pas évoquer aussi le climat de « guerre froide »
qu’ont voulu créer certains, je pense surtout à « Libération »,
autour des dramatiques événements de Géorgie.
Peu à peu, les faits et les prises de positions venues d’horizons très
divers ont démasqué une campagne qu’il faut bien attribuer à des
« fauteurs de guerre ».
L’Humanité elle, est depuis sa création, du côté des constructeurs de
paix ! De celles et ceux qui considèrent que réintégrer l’OTAN, accepter
un bouclier antimissile en Europe ou continuer de refuser au peuple palestinien
l’Etat auquel il a droit, sont autant de graves menaces pour la paix. De celles
et ceux qui estiment qu’il est temps de préparer le retrait de nos soldats
d’Afghanistan. Qui agissent pour un monde sans armes et sans guerres.
Le Parti communiste est actif dans ce combat. Il a pris l’initiative
d’une rencontre de l’ensemble des forces de gauche, progressistes, pacifistes,
pour décider d’une initiative commune faisant prévaloir des solutions de
reconstruction de l’Afghanistan, de conquête par le peuple de sa souveraineté
sociale, politique, économique au lieu de la guerre dont on voit bien qu’elle
est inefficace.
De ce point de vue, la Fête de l’Humanité va être la Fête de la solidarité, de la fraternité entre les
peuples, la Fête de la défense de la paix.
Compte-tenu de la situation internationale qui bouge sous nos yeux, il s’agit d’un enjeu qui va prendre une
grande importance dans cette Fête. En effet, on ne peut isoler ce qui se passe
en Afghanistan et en Irak d’un ensemble d’enjeux nouveaux. Entrant dans une
récession mondiale, dont il est la cause, le capitalisme mondialisé connaît
aujourd’hui une crise extrêmement profonde qui met à mal jusqu’à l’hyper
puissance nord-américaine. Les dirigeants capitalistes recherchent de manière
effrénée de nouveaux espaces de domination et d’accaparement des matières
premières. Nous entrons dans une période de tensions nouvelles, de conflits
nouveaux, de menaces de guerre.
Dans ces conditions, et plus que jamais, la voix des
peuples doit se faire entendre avec force et dans une union respectueuse des
diversités, pour refuser les guerres, pour combattre pied-à-pied l’austérité
mondiale et la misère et pour inventer un internationalisme de nouveau type
capable de faire avancer la civilisation. Cela donne des raisons
supplémentaires de participer à la fête.
Cette
Fête qui va porter d’un même mouvement
l’urgence
sociale, l’urgence démocratique, l’urgence de la
paix et du désarmement,
l’urgence écologique. Voilà pourquoi son
thème fédérateur est « planète
durable, planète vivable ».
Comment dans une situation aussi grave, aussi dangereuse, ne pas
ressentir le besoin de se rassembler pour faire front et modifier le cours des
choses.
Dans ce pays, il y a millions d’hommes et de femmes qui sont disponibles
pour, dans leur diversité, dire ensemble : « Stop ! Ca
suffit ! Il faut faire autre chose et autrement ! » Donnons avec
notre Fête un signal fort en ce sens.
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Un ministre a déclaré en juillet : « nous avons gagné la
bataille idéologique ». Certes, il prend un peu ses désirs pour des
réalités, mais il ne faut pas sous-estimer l’ampleur de ce qui est en train de
se passer. Il ne faut pas sous-estimer les projets de la droite, du Medef et
l’objectif du capital et de la bourgeoisie de détruire tout ce qui fait que la
France est la France. De détruire la France du Front Populaire, de la Libération, de Mai 68 et des
actions positives des gouvernements de gauche. Il ne faut pas exclure que nous
assistions, dans les prochains mois, à une campagne contre les idées portées
par la Révolution de 1789.
Il
ne faut pas sous-estimer cette pression idéologique permanente.
Et
il faut y répondre. L’Humanité et
l’Humanité Dimanche en sont l’un des moyens.
Voilà
pourquoi la Fête sera un moyen d’accélérer
une campagne d’abonnements
découverte, 30 euros pour 3 mois. Elle va être aussi le
lieu pour relancer la
lecture de l’Humanité par les jeunes avec notre initiative
« Libres
Echanges ». Puis, après la Fête, 100
responsables communistes
s’adresseront à tous les adhérents pour leur
proposer de s’abonner ou de
réaliser un abonnement de parrainage à
l’Humanité Dimanche autour d’eux, dans
la perspective du 60ème anniversaire de l’Humanité Dimanche vers le
20 novembre. C’est la réussite de ces initiatives qui nous donnera de la force
pour combattre la propagande ultra libérale.
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Il est malheureusement devenu banal de dire que la gauche dans son
ensemble et chacune de ses composantes en particulier ne sont pas à la hauteur
de leurs responsabilités tant en matière de résistance à la droite et à M. Sarkozy
que de construction d’une alternative de progrès.
Faire ce constat est une chose
banale, je le répète, essayer de s’en dégager en est une autre, bien plus
utile, à laquelle modestement, la réussite de la Fête peut apporter sa
contribution.
Rendez-vous de toute la gauche sociale, politique et écologique, avec
la présence active de milliers de citoyens, le rassemblement que constitue la
Fête, par la qualité, la diversité de ses débats et confrontations, peut aider
à défricher des voies nouvelles, à explorer d’indispensables innovations et
initiatives politiques nouvelles, adaptée à la situation réelle pour redonner
confiance dans l’activité et l’action politique, pour apporter des solutions
aux difficultés, aux crises que nous connaissons. Bref, la confiance en la
capacité pour nos concitoyens de se donner la force de transformer la société
pour y promouvoir enfin les valeurs humaines d’émancipation.
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Beaucoup de motivations extrêmement différentes les unes des autres peuvent
conduire à se rendre à la Fête dans quinze jours. Il ne faut pas hésiter à
valoriser notre Fête comme un espace unique de citoyenneté, de fraternité, de
convivialité, de lieu de riposte au pouvoir actuel. Un lieu de culture, avec
différents espaces, cinéma, théâtre, livre, sport, numérique et cette année une
innovation avec le village pour l’emploi. Un lieu où on peut assister à des
spectacles, à des concerts de grande qualité pour une dépense accessible.
Cali, Alain Bashung, le rappeur Kery James, Femi Kuti, l’enfant
terrible du rock Pete Doherty et ses Babyshambles, Roger Hodson, le chanteur du
groupe Supertramp, pour un grand retour ainsi que la voix rebelle d’Afrique
Tiken Jah Fakoly, les NERD avec leurs expérimentations musicales osées et
l’orchestre national de France que dirigera exceptionnellement le grand chef
d’orchestre Kurt Mazur. Et également, la
principale exposition consacrée aux « arts dans la ville de 1968 à
aujourd’hui ».
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Beaucoup va se jouer à partir de maintenant dans un engagement militant
qui précisément tienne le plus grand compte de toutes ces raisons qui peuvent conduire une femme, un homme, un
jeune à décider, certains comme chaque année, d’autre pour la première fois, de
venir, seul ou avec des amis à la Fête de l’Humanité.
C’est à partir de cette rentrée et dans les jours qui viennent que
beaucoup de participants potentiels à la Fête vont se décider. La réussite
dépend du nombre de camarades qui vont proposer le bon de soutien et la
multiplication des initiatives publiques qui vont être prises pour réussir la
Fête.
Cela suppose de multiples dialogues dont nous allons mutuellement nous
enrichir pour riposter efficacement à la droite et faire du neuf.
Cela vaut le coup de s’y investir en grand nombre. Ca se verra. Ca
comptera !