Ce sondage montre combien les Paloises et les Palois ne veulent pas devenir les rats de laboratoire de recompositions politiques contre-nature. Il donne raison aux communistes qui depuis des mois se battent à Pau pour faire vivre un rassemblement de gauche clair, proche des gens, à l’écoute de leurs attentes, en capacité de répondre à leurs problèmes. A Pau, ce rassemblement de la gauche s’est construit sur un projet local cohérent et à la hauteur des enjeux. Combien sont celles et ceux qui nous disent leur difficulté pour vivre, pour tout simplement s’en sortir. A cela, localement, François Bayrou ne répond pas. Opposant médiatique à Sarkozy sur les plateaux télé, ici à Pau, il éprouvre les plus grandes difficultés à s’intéresser aux question locales, à la manière concrète de construire des solidarités, des politiques de justice sociale pour celles et ceux qui subissent de plein fouet les conséquences de la mise en oeuvre des réformes régressives du Gouvernement.
Partout en France, les candidats du Modem parlent d’une vie politique où pour faire du neuf il faudrait mettre la gauche et la droite dans les placards. Et au final, de ville en ville, on les voit se précipiter sur la liste du plus offrant, ici l’UMP, là le Ps, parfois même sur toutes les listes en compétition, bref partout où il y a à manger. Les masques tombent, et derrière les grands discours sur une nouvelle façon de faire de la politique apparaît la crue réalité, un parti sans idées et sans projet autre que de porter son chef à l’Elysée : le Modem, c’est l’opportunisme intégral.
La bataille que les communistes palois, dans le rassemblement de la gauche, mènent à Pau contre le Modem, elle est celle de tous les communistes français. Elle est celle de tous ces camarades qui, même confrontés à un PS sensible aux oeillades du Modem, se mobilisent dans cette campagne pour faire vivre leurs propositions, partent en campagne pour offrir des réponses bien ancrées à gauche aux préoccupations des habitants de leur ville, pour être la vraie boussole d’une gauche , par endroit il est vrai complètement désorientée. C’est dans la bataille politique, dans la bataille des idées, dans le rapport de forces avec la droite, dans l’affirmation de ce que nous sommes que l’on pourra ramener chacun dans son camp, la droite ou la gauche, la conservation sociale ou le progrès humain. A n’en pas douter, la défaite de Bayrou à Pau sera un facteur de clarification qui portera bien plus loins que le Béarn.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Candidat à Pau sur la liste « Cap et Coeur » du rassemblement de la gauche
Paris, le 15 février 2008.