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Conseil municipal 20
janvier 2012 N°1 débat sur les
orientations budgétaires 2012 Monsieur le Maire vous ne serez pas surpris si je vous déclare que
je n'ai pas la même grille de lecture que vous, concernant l'analyse du
contexte international et national. Vous notez: - " un ralentissement de la croissance des économies de la
zone euro dû en partie aux pressions exercées par la crise de la dette
publique". Cependant, il convient, de rappeler que l'importance de la dette
publique, est également le résultat, de choix politiques européens, qui ont
fait de la Banque Centrale Européenne une structure " indépendante"
et interdite par traité de toute monétarisation de dettes publiques. A celà s'ajoute le rôle inique des agences de notation qui, quand
elles décident de dégrader les notes, permettent aux apporteurs de fonds,
banques, assurances,, fonds de pension... et à leurs actionnaires, d'augmenter
considérablement les taux d'intérêts, et leurs bénéfices, aggravant
mécaniquement la dette publique et pesant lourdement sur les finances
publiques, dont celles des collectivités territoriales. Cette spirale n'est pas
prête de s'arrêter si l'on continue de subir ce diktact. Nous pouvons le constater en Mairie. Désolée mais pour moi ce
n'est pas de la bonne gestion. Et je ne suis pas la seul à faire ce constat.
Cette politique a été dénoncée aussi par le conseil économique et social. Appliquer cette règle, ne fait qu'aggraver la situation de
l'emploi ( le chômage reste le problème n°1 tout autant dans notre pays que
dans notre ville) . Dans un contexte où
le discours officiel stigmatise les
emplois de fonctionnaires, il faut savoir que moins de fonctionnaires c'est
moins de service gratuit - dans un souci d'égalité d'accés pour tous -
rendu à la population. Au chapitre des investissements structurant la plupart de ces
investissements se concentrent sur le centre ville alors que la ville évolue en
périphérie. Les nouveaux quartiers que sont Alturan, Karsinénia, et Erromardie
qui s'est beaucoup urbanisé, ne bénéficient d'aucun service public de
proximité. L'occasion vous à été pourtant donnée avec ce projet de construction
d'une nouvelle école maternelle. Mais non, vous avez fait le choix, pour rester
en centre ville, de sacrifier un des rares espaces verts de ce quartier, sans
tenir compte que cet èspace est un lieu
de rencontre et d'échange fréquenté autant par les parents, séniors, que les
enfants du quartier. Sans tenir compte de l'inquiétude des riverains quant aux risques
qu'ils encourent suite à ce projet. Je lis dans la presse, que vous vous engagez avec le conseil
général sur le projet de la liaison nord-sud. Permettez-moi de vous conseiller
de mettre ce projet en parenthèse. Ce n'est pas une priorité. Il serait plus
judicieux de consacrer plutôt nos deniers publics à d'autres projets luzien,
comme la construction des voies d'accés par exemple, - qui peuvent prendre
différentes formes - afin d'articuler les quartiers entre eux et permettre aux
habitants de ces nouveaux quartiers de se rencontrer.De faire en sorte que
" une ville en partage" devienne une réalité. En fait vos choix sont trop souvent guidés par le souci du développement
d'un certain tourisme. Au châpitre du logement, aucun projet concernant une nouvelle
urgence: la prise en compte des difficultés que rencontrent un nombre de plus
en plus important de nos concitoyens qui souffrent de précarité énergétique.
Elle n'a cessé de se développer ces dernières années. En cause : des loyers qui
ne cessent d'augmenter et une hausse dramatique des charges ( gaz, eau,
électricité, fuel), alors que les mesures actuelles (tarifs sociaux, aide aux
impayés...) sont beaucoup trop faibles. A celà s'ajoute la hausse de la TVA, "réduite" de 5,5% à
7%,décidée par le gouvernement qui va augmenter l'ensemble de nos dépenses et
surtout celles de nos concitoyens toujours plus nombreux à être touchés dans
leur accès au logement, au chauffage, à la santé, à l'éducation voire
l'alimentation... Même si les professionnels se plaignent, avec la TVA à 7%, ce
sont les familles, et elle seules, qui paieront l'addition. Devant cette situation inquiétante, Monsieur le Maire, il serait
necessaire, de lancer un programme
ambitieux, à la hauteur des enjeux, de rénovation énergétique de l'habitât
ancien.Le Grenelle de l'environnement prévoit, 400 000 rénovations thermiques
par an, à partir de 2013. Saint- Jean-de-Luz doit s'inscrire dans cette
démarche. Un tel programme aurait un triple avantage: soulager les budgets
des familles en agissant sur leurs pouvoir d'achat, agir sur l'environnement
(60% de la pollution émane des batiments ), agir pour l'emploi. Pour terminer un satisfecit, avec la mise en place d'un projet
communal de développement durable.Enfin, il était temps ! Mais on a prit
beaucoup de retard.
Yvette
Debarbieux élue
communiste groupe de gauche
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