
Front de gauche : la campagne est lancée
10/01/2010
Plusieurs milliers
de personnes
se sont retrouvées,
cet après-midi, au Palais des congrès à
Paris pour le
premier meeting
national des
listes « Ensemble
pour des régions
à gauche,
solidaires,
écologiques et
citoyennes »,
élargies à
de nouveaux
partenaires et
à des militants
du mouvement
social.
Compte-rendu complet dans l’édition de lundi.
À
la veille du lancement de la campagne des listes « Ensemble pour des
régions solidaires, écologiques et citoyennes », le Parti de gauche a
annoncé son accord avec le PCF sur les candidatures.
Cette fois, le Front de gauche élargi pour les élections régionales
est bel et bien sur les rails. Il ne manquait plus que le feu vert du
Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon pour sceller l’accord entre
les formations du Front de gauche (PCF, PG, Gauche unitaire) et leurs
partenaires (Alternatifs, République et socialisme, Fédération pour une
alternative sociale et écologique, M’PEP, Mouvement citoyen des
quartiers populaires) sur la composition des listes « Ensemble, pour
des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes ».
L’accord intervient à la veille du
meeting national de lancement de
la campagne du Front de gauche dans les dix-sept régions
concernées sur
vingt-deux, au palais des congrès de Paris, demain, porte
Maillot, où
quatre mille militants sont attendus. C’est un Jean-Luc
Mélenchon très
détendu qui est apparu hier, lors d’une conférence
de presse. Sourire
aux lèvres, le président du Parti de gauche a
affirmé : « Nous allons
nous battre avec enthousiasme pour faire le meilleur résultat
possible
en Île-de-France. » Cette région où il
« aurait aimé » être tête de
liste du Front de gauche est, selon lui, « une région
clé du dispositif
national de la gauche ». C’est donc le coordinateur
national du PCF,
Pierre Laurent, qui conduira la liste dans la région capitale,
comme le
souhaitaient les militants communistes. « Je ne cache pas
que cela
m’aurait plu d’être candidat, c’est vrai aussi
que cela aurait capté
l’attention. Mais ce n’est pas l’affaire du
siècle. Je ne suis frustré
de rien », dit-il sans animosité ni amertume. Il
prévient cependant :
« Il ne faut pas compter que je boude. » Et
insiste : « On ne passera
pas à côté de la campagne. »
Jean-Luc Mélenchon s’estime finalement satisfait de l’accord conclu
avec ses partenaires communistes. Le PG obtient cinq têtes de liste
régionales (Aquitaine, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Pays de la
Loire et Rhône-Alpes) et dix-neuf têtes de liste départementales (dont
le Var et la Drôme où il y avait litige) et près de 25 % des places en
position éligible. Un accord qui met le Parti de gauche en ordre de
bataille pour mener cette campagne électorale qui « ne sera pas
tranquille », note Jean-Luc Mélenchon en mettant en garde « ceux qui
estiment que Sarkozy va se laisser faire ». Lui, en tout cas, sera
« partout. Je vais avoir un rude calendrier », a-t-il annoncé. Pour sa
part, le Parti communiste conduira les listes dans 10 régions (Alsace,
Auvergne, Centre, Corse, Haute-Normandie, Île-de-France, Limousin,
Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Paca), la Gauche unitaire (GU), une
(Midi-Pyrénées), une tête de liste allant à une personnalité
d’ouverture (Poitou-Charentes).
Marie-George Buffet a réagi à l’annonce de Jean-Luc Mélenchon en se
félicitant de cette « très bonne nouvelle ». « J’avais annoncé,
mercredi, que le Front de gauche était dans les starting-blocks.
Désormais, la course est partie. Nous allons faire la démonstration que
le Front de gauche est utile pour faire gagner la gauche. C’est une
nouvelle formule d’union à gauche, les salariés en lutte ont désormais
leur liste, sur laquelle ils seront eux-mêmes présents », avec les
candidatures de personnalités du mouvement social, a-t-elle estimé.
Pour la secrétaire nationale du PCF, qui a tenu à saluer un « bel
accord » grâce notamment à la « volonté de rassemblement et d’ouverture
des élus et militants communistes », qui ont dû faire « le plus de pas
en tant que force la plus importante », « toute notre énergie doit
désormais être employée à déployer la campagne sur le terrain après le
meeting de dimanche ».
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