
Les communistes aquitains et le transport

Se
déplacer, prendre son véhicule pour aller au travail, faire ses
courses, se balader, partir en vacances… faire la même chose en train,
en bateau , en avion. Mis bout à bout, ces moyens de transports sont
devenus des nécessités. Ils font partis de notre quotidien Le progrès
technologique a permis que tout cela soit possible. On en oublie même
que dans tout cela. Il y a aussi quelques aspects négatifs : la
pollution, la dangerosité, le développement d’une économie qui ne
respecte pas les êtres humains et la nature. Et bien entendu comme si
cela ne suffisait pas il y a aussi la Taxe Carbone que nous allons
devoir payer !
Comme si nous n’avions rien appris si, la fuite en avant se poursuit.
C’est la construction de nouvelles autoroutes à péage
(Langon-Pau, privatisation de la RN10 en la transformant en autoroute
2x3 voies et mise à péage…).
Ce sont des fermetures de gares. C’est le non entretien
du réseau ferré. Ce sont les fermetures d’entreprises et les
délocalisations. Tout cela est dangereux, irresponsable et
inacceptable !
Ce sont d’autres choix dont nous avons besoin. Car la
politique des transports est un élément déterminant pour la vie
quotidienne et pour un aménagement harmonieux de nos territoires, ainsi
que pour l’avenir de notre planète.
Il s’agit d’un enjeu primordial de société.
En faisant le choix d’une société qui réponde aux
besoins des populations, qui préserve l’avenir de notre planète, nous
voulons donner la priorité aux alternatives à la route, avec le
transport ferroviaire et le développement du service public du
transport.
Faisons les comptes du transport
Le transport en Europe génère 650 milliards d’euros par
an de coûts externes (accident, environnement, pollution…). 80% de ce
coût est imputable à la route.
A Biriatou, le taux de pollution est tel qu’il dépasse
de 2 fois le taux de pollution « Air Paris » à partir duquel on arrête
la circulation.
Nous croyons nécessaire de repenser en profondeur toute cette organisation.
Il est possible de produire dans la cadre d’une
croissance intelligente, durable et écologique pour répondre aux
besoins individuels et collectifs.
Pour cela, il faut dire STOP aux politiques libérales
du gouvernement et de l’Europe et ne pas céder sous la pression des
lobbys pétroliers.
Il y a urgence :
A limiter significativement le nombre de camions sur les routes et instaurer une taxe poids lourds.
A développer et moderniser le réseau de trains « corails », de rouvrir des lignes.
A moderniser les structures existantes et d’en construire de nouvelles.
A poursuivre le développement des trains régionaux TER.
A
refuser le projet de privatisation de la future LGV Tours-Bordeaux, où
l’argent public permettrait de rentabiliser les capitaux privés.
Il faut une politique audacieuse des transports.
Elle doit permettre de répondre aux besoins des femmes et des hommes et aux grands défis du XXIe siècle.
Cette politique audacieuse des
transports ne pourra se réaliser que dans le cadre du
développement du service public.
Service public, seul garant de l’intérêt général.
Service public, seul garant d’un aménagement harmonieux
du territoire ce qui veut dire un autre maillage du territoire, de
nouvelles gares, de nouvelles désertes, de nouvelles lignes.
Dans ce contexte, nous
réaffirmons que le fret SNCF (transports marchandises) doit
être déclaré d’utilité publique.
Pour ce qui est de la LGV, nous demandons la
réalisation de la nouvelle voie Tours-Bordeaux le plus rapidement
possible par des financements d’État et Européen.
Au regard des enjeux, la liaison Paris-Madrid et
au-delà, mais aussi avec l’urgence et la nécessité de rompre avec les
logiques actuelle, le tout-routier, le tout-camion, sources de
pollution, de danger, de préservation de la nature, mais aussi
d’égalité à pouvoir bénéficier du progrès et des avancées
technologiques, nous demandons que l’ensemble de la population
d’Aquitaine puisse avoir un accès rapide à la LGV.
Aussi des études et projets
doivent être envisagés afin de répondre à
ces besoins et exigences de notre temps.
Le progrès oui... mais pas à n’importe quel prix…
Un progrès partagé, accepté par tous…
Un progrès pour le bien-être collectif…
Un progrès pour le bien et le mieux vivre sur nos territoires...
« Nous disons STOP aux 15.000 camions/jour ; aux 3.300.000 camions/an qui passent la frontière !
Tout simplement, les murs de camions sur la RN10, ça suffit !!! »
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