
Les militants du PCF ont choisi
24/11/2009
Appelés
à voter, les communistes ont adopté majoritairement l’option de listes
du Front de gauche élargi dans seize régions sur vingt-deux pour les
élections du 14 et du 21 mars prochain.
Les
communistes ont tranché. Avec 40 972 votants recensés entre jeudi et
samedi, la consultation sur le choix de leur démarche aux élections
régionales de mars prochain a donné lieu à une bonne participation,
« reflet d’un débat dont se sont emparés les communistes », selon
Jacques Chabalier, membre de l’exécutif du PCF. « C’est plus de 14 000
votants supplémentaires par rapport à la consultation similaire sur les
européennes », observait-il, hier.
Au total, les résultats enregistrés hier au siège du PCF indiquent
le choix majoritaire de la constitution de listes du Front de gauche
élargi, distinctes de celles du PS et d’Europe Écologie, dans seize
régions sur vingt-deux. En Bretagne, les militants ont décidé pour leur
part de « poursuivre la démarche du Front de gauche », tout en
continuant à œuvrer pour réunir les conditions pour une liste de
rassemblement de toute la gauche au premier tour. Dans trois régions
(la Basse-Normandie, la Champagne-Ardenne et la Lorraine), les
adhérents ont préféré l’option de listes de rassemblement conduites par
le PS dès le premier tour. Enfin, deux régions sont en suspens : en
Bourgogne, la conférence régionale avait indiqué sa préférence pour des
listes d’union de la gauche dès le premier tour, mais le vote des
militants est si serré qu’il était encore impossible de départager les
options en présence, hier après-midi. Enfin, en Poitou-Charentes, les
délégués régionaux avaient aussi choisi l’option du rassemblement
incluant le PS au premier tour, mais le dépouillement des bulletins des
militants n’aura lieu qu’aujourd’hui.
Confirmation du choix
des conférences
En général, la tendance est donc
à la confirmation du choix
majoritaire des conférences régionales (dix-sept
régions sur vingt-deux
avaient indiqué leur préférence pour le Front de
gauche, les deux
week-ends précédents), marquant « une
volonté d’élargir la démarche
impulsée aux européennes dans la plupart des
régions », selon Jacques
Chabalier. Une région déroge à cette règle,
la Basse-Normandie, où le
choix majoritaire des militants en faveur d’une liste
d’union de la
gauche diffère de celui de la conférence
régionale. Mais il est vrai
que celle-ci n’avait donné qu’une voix de
majorité au Front de gauche,
laissant présager une situation ouverte au moment de la
consultation
militante.
Selon les situations locales, les votes montrent également une
grande
variété de résultats, allant de 99 % pour le
Front de gauche en
Auvergne, où la conférence régionale avait
approuvé à l’unanimité cette
option, à des votes très partagés, voire
indécis, comme en Bourgogne.
Dans certaines régions, les résultats pourraient donner
matière à
contestation. C’est le cas en Pays de la Loire, où les
résultats
« montrent un clivage net entre les
fédérations », confiait hier un
responsable régional du PCF, trois sur cinq (la
Loire-Atlantique, le
Maine-et-Loire et la Mayenne) ayant choisi l’union dès le
premier tour
avec le PS à plus de 65 % des voix, contre deux
s’étant prononcées à la
quasi-unanimité pour le Front de gauche (la Sarthe et la
Vendée). Un
arbitrage national est réclamé dans cette région,
mais des responsables
des départements favorables à un accord au premier tour
avec le PS,
s’appuyant sur « la légitimité des
résultats » dans leurs fédérations,
pointent « le risque de divisions qui pourraient
perdurer » jusque dans
la constitution des listes si une solution n’est pas
trouvée.
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