Synthèse de l'assemblée générale de la section d'Hendaye-St Jean-De-Luz

20/05/2011
--Des combats d'une grande ampleur ont été menés comme pour les retraites, mais il n'y a pas eu de prolongement politique. Comment faire pour que les gens se montrent cohérents avec leurs aspirations au moment d'aller aux urnes?

--Concernant la crainte de l'effacement du Parti communiste, un camarade exprime sa confiance et dit qu'à ce stade on n'a pas d'autre choix que de présenter une candidature FdG, car c'est nous qui sommes à l'initiative de cette dynamique. C'est un outil intéressant aux yeux du monde du travail, les acteurs du mouvement social tendent l'oreille vers ce qui se passe au FdG.

André Chassaigne est parfaitement en mesure de porter le projet mais aujourd'hui la médiatisation est telle que si demain on ne choisit pas Mélenchon, on va vers une rupture et on nous fera porter la responsabilité de la désunion à gauche et de la victoire éventuelle de la droite. On a déjà payé très cher avec l'issue catastrophique des collectifs. Si on fait de mauvais résultats à la présidentielle, autant que le candidat ne soit pas communiste.

Si aujourd'hui on ne choisit pas Mélenchon les gens ne vont rien comprendre.

--Conscience que le danger de Mélenchon est son ego. Ce qui importe, ce sont les négociations pour les législatives.

--Le retrait de Besancenot peut nous être favorable. Dans ces conditions la candidature Mélenchon peut nous faire passer la barre des 10%, les négociations à l'avenir en seraient différentes. Cela peut avoir un impact sur le 2ème tour, les législatives et les municipales. Les résultats du FdG vont être regardés à la loupe en Europe et dans le monde.

--Ne pas accepter le concept de « réalisme »qui consiste à dire que nous ne promettons que ce que l'on va tenir (PS). Il faut répondre à ce que le monde du travail réclame.

--Aujourd'hui le capitalisme ne s'attaque plus seulement aux travailleurs mais à des nations entières.

--Quelle que soit la décision prise par les communistes, d'accord ou pas chaque camarade devra s'investir à fond dans la campagne. Comme dans un match de rugby: on discute dans les vestiaires et après sur le terrain on y va à fond.

--Ne pas penser au 2ème tour pour l'instant. Se concentrer sur le 1er.

--Nous sommes en capacité de porter un candidat non communiste sans mettre en péril l'identité du Pcf. Nécessité de discuter avec le CSA pour que d'autres que le candidat aient la parole dans les médias, comme il le font pour les autres formations.

--Une inquiétude particulièrement marquée d'un camarade qui ne fait aucune confiance à Mélenchon, de plus c'est nous qui allons faire tout le travail.

--Ne pas perdre de vue la montée de l'extrême-droite et de l'hyper médiatisation de Le Pen.

--Les négociations ne sont pas encore ficelées. Il faut encore discuter de points importants avec Mélenchon comme le nucléaire ou les interventions militaires de la France.

--La possibilité de présenter un candidat communiste hors FdG n'a pas été soulevée.

En résumé: malgré une conscience claire de la personnalité de Mélenchon, et de son parcours politique antérieur, les communistes de la section se sentent en capacité de porter cette candidature dans le cadre d'un projet politique global qui englobe les législatives. Projet qui doit être fort et clair. Ce qui importe ce sont les négociations pour les législatives car c'est l'Assemblée qui vote les lois et c'est là que l'on peut faire avancer notre projet.