
Chassaigne pour un choix ouvert
27/05/2011
Mardi, le député PCF, candidat à l’investiture
présidentielle du Front de gauche, a souhaité que plusieurs noms soient
soumis au vote des communistes par la conférence.
André Chassaigne est toujours candidat pour représenter le Front
de gauche à l’élection présidentielle afin, dit-il, de porter une
« démarche politique différente, plus en accord avec la conception que
se font les communistes du Front de gauche » qu’avec celle de Jean-Luc
Mélenchon. Une démarche faite de liens tissés sur le terrain et de
coélaboration citoyenne du programme à mettre en œuvre. Le député
communiste du Puy-de-Dôme l’a réaffirmé au cours d’un débat avec une
cinquantaine de participants, mardi soir, à Paris, face à André Gerin,
député du Rhône, lui-même également candidat, mais dans le cadre d’une
candidature autonome du PCF. André Chassaigne a également confirmé son
intention, affichée depuis le début, de respecter la décision qui
sortira de la conférence nationale du PCF, au nom de l’unité de son
parti et de la réussite de la campagne du Front de gauche. Mais, pour
lui, cela ne doit pas aboutir à une désignation par défaut d’un
« candidat naturel autoproclamé », excluant d’emblée la possibilité
qu’un communiste puisse porter les couleurs du Front de gauche à cette
élection. Rappelant le succès avec lequel il a mené la liste de
rassemblement aux régionales de mars 2010 en Auvergne, le député
communiste estime que « rien n’empêche que la conférence laisse le choix
aux communistes entre plusieurs noms sur le bulletin de vote, pour que
le choix s’effectue dans la plus totale transparence. C’est la condition
pour que les communistes se mobilisent pour faire campagne en faveur
des candidats retenus à la présidentielle et aux législatives », indique
André Chassaigne, qui se fait le relais des « inquiétudes » et de
« l’insatisfaction » quant aux conditions de préparation de la
conférence nationale et au mode de désignation du candidat. Dans la
salle, on salue l’initiative : « Si son nom est sur le bulletin, ça veut
dire qu’André va au bout. Ce serait une bonne nouvelle, car cela
changerait la donne. »
De son côté, André Gerin a réaffirmé son opposition à une démarche du
Front de gauche qui se limite à ses yeux à « un rassemblement avec ou à
côté du Parti socialiste ». Pour lui, désigner Jean-Luc Mélenchon
reviendrait à investir un « dirigeant socialiste ». André Gerin compte
donc porter sa candidature « jusqu’au bout », c’est-à-dire jusqu’au vote
des communistes, les 16, 17 et 18 juin. Sans présager de sa décision de
se maintenir ou non si la conférence faisait figurer le nom d’André
Chassaigne sur le bulletin de vote soumis aux communistes : « Ce serait
un élément à prendre en compte. »
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